L’Ecole de Musique d’Aiguebelle a fêté ses trente ans …

Vendredi 27 et samedi 28 mai, l’école de musique d’Aiguebelle fêtait son trentenaire.

A cette occasion, elle avait choisi de produire une pièce de théâtre sur le thème du racisme. En cela, elle rappelait qu’au sein des Ecoles d’Art, on devrait pouvoir trouver des classes de théâtre, de danse ou de dessin  … mais ceci est une autre histoire !

Il faut féliciter l’auteur Daniel Gros : un texte complet contre la xénophobie, avec quelques passages bien sentis (« Il faut savoir distinguer le riche touriste de l’immigrant indigent »), un travail remarquable avec les jeunes interprètes.

La musique bien choisie, avec quelques recherches comme le passage exclusivement rythmé interprété par les jeunes choristes, mettait en valeur la sensibilité des professeurs de l’école.

Bref, du beau travail et une excellente soirée !

Malheureusement, aux côtés des idées empruntes de générosité et d’humanité, il n’y a la triste réalité : en Maurienne, aujourd’hui, des demandeurs d’asile ont reçu un OQTF (ordre de quitter le territoire français). Nous les connaissons bien et un comité de soutien organise leur défense.

   Une pétition est en ligne : 

https://www.change.org/p/sauver-albina-imeri-rifat-shabani?recruiter=61529803&utm_source=petitions_show_components_action_panel_wrapper&utm_medium=copylink

  ⇒   Un cercle de silence sera organisé autour d’eux :

La Maurienne, terre d’émigration et d’immigration »… c’est aussi aujourd’hui ! 
Devant les portes de la Biennale Culturelle, qui porte ce beau thème,  à la salle polyvalente de St Julien Montdenis, samedi 4 juin de 18h30 à 19h30, nous entourerons la famille Shabani d’un cercle de silence qui voudra dire :

ils restent ici avec nous ! 
Venez tous s’il vous plaît… 
Pour le Comité de soutien de la famille Shabani, Annie, Bernard, Corinne, Irénée, Jacqueline,  Jean, Mohamed, Monique, Sylviane, et tous les autres… 

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LA PRESSE SE DECHAINE …

en s’appuyant sur la gêne occasionnée aux Français et comme à son habitude en pareil cas, contre le syndicat CGT.

manif 26 mai 1

Banderole en tête du cortège à Chambéry : FO, FSU, Lycéens, CGT

Mais ce n’est pas la CGT seule qui a appelé à l’extension du mouvement, mais une intersyndicale constituée de la CGT, de FO, de SUD, de la FSU, de l’UNEF (étudiants)  et de l’UNL (lycéens). Quelques syndicats de la CFDT et le l’UNSA se sont joints au mouvement. Des économistes, des partis politiques ont exprimé leur soutien.

manif 26 mai 2

Le syndicat SUD SOLIDAIRES a rejoint le cortège

  • Les manifestants ont au moins eu ce mérite : grâce à eux, le brouillard savamment entretenu sur les « avancées » de la Loi se dissipe : l’article 2, celui qui donne le primat à l’accord d’entreprise sur l’accord de branche, pour tout ce qui concerne la durée du travail (nombre maximum d’heures travaillées, heures supplémentaires, congés payés, temps de repos), est désormais au cœur du débat.  Le premier ministre parle à son sujet de « philosophie différente ». Si ce n’était que cela, nous pourrions souscrire à sa démarche. Mais ce qui dominera dans chaque entreprise, c’est que pour emporter un marché, il faudra accepter de travailler plus pour gagner moins. Aucun syndicat ne pourra résister à ce chantage : l’accord majoritaire n’est sur ce sujet qu’une garantie de façade. Or si la France compte une majorité de petites et moyennes entreprises, 70% des salariés sont liés à une grande, soit directement, soit comme sous-traitants. C’est l’extension à l’industrie de ce qu’il se passe dans l’agriculture.
  • Il est, de notre point de vue, un autre cœur de cette Loi : celui qui facilite les licenciements. Celui-là est théoriquement couvert par une disposition positive : le compte personnel d’activité. Mais l’examen, sur le site du ministère, des situations évoquées pour en bénéficier montre qu’il s’agit d’un droit à formation, déjà largement mis en œuvre aujourd’hui. C’est insuffisant pour garantir une carrière.
  • On nous dit également que les temps ont changé et qu’il faut s’adapter. La quintessence de la modernité ne saurait piétiner les hommes et les femmes qui travaillent. Si la nouveauté est la mondialisation, nos gouvernements ont le devoir de faire respecter leurs droits.
  • On nous dit enfin qu’il s’agirait de mettre fin à la surexploitation de nos jeunes. Mais cette situation scandaleuse ne peut se résoudre en étendant la précarité à tous. C’est d’ailleurs ce que disent les syndicats d’étudiants et de lycéens. D’autres mesures pourraient être imaginées : meilleur partage du travail par l’abaissement de l’âge de la retraite compensée par une hausse des cotisations, et la diminution du temps de travail hebdomadaire.

Ces dispositions tant récriées faisaient partie des propositions du candidat Sarkozy, pas de celui qui l’a battu, l’actuel Président de la République. Elles ne trouvent pas de majorité ni au Parlement ni dans l’opinion publique : le plus sage serait de les retirer, comme le gouvernement avait su le faire pour l’écotaxe, après des manifestations bien moins nombreuses que celles que nous connaissons.

 

PEINTURE et POESIE : rencontre à la bibliothèque des Hurtières

Couverture livre Sylvain Borde

Bibliothèque des Hurtières


Le Reposet   –  St Georges d’Hurtières


Vendredi 08 avril à 20h

 

 

 

Sylvain BORDE est l’auteur du livre « BRIBES d’ARTISTES, rencontre avec la peinture figurative en Rhône-Alpes ».

Il sera présent à la bibliothèque des Hurtières le vendredi 08 avril pour évoquer son ouvrage et traiter des arts graphiques de notre région.

Certains tableaux seront exposés et commentés, faisant écho aux textes et aux oeuvres d’art reproduits dans le livre. Des poèmes de l’auteur seront également lus durant de rendez-vous culturel placé sous le signe de la convivialité.

LOGEMENTS SOCIAUX : la vérité sur les niveaux de revenus des ménages logés en HLM

L’émission « Le vrai du faux », sur France Info, du mardi 29 mars 2016 revient sur les déclarations du député LR, Hervé Mariton, qui veut supprimer les logements sociaux, « un système défaillant », selon lui :  » Il y a aujourd’hui en France un système totalement sclérosé qui est celui du logement social. Un système clientéliste, un système qui ne fonctionne pas. La majorité des Français modestes ne sont pas logés dans le secteur social et la majorité des logements sociaux ne vont pas à des personnes modestes. Rien de tout ça ne fonctionne. »

La vérité sur les niveaux de revenus des ménages logés en HLM :

  • En France, 58% des ménages sont propriétaires occupants, 23% sont locataires d’un bailleur privé, 15% locataires d’un organisme de logement social. 3% occupent un autre type de logement (autre locatif public, meublés, logements gratuits notamment). Les organismes HLM logent ainsi plus de 10 millions de personnes.
  • Le parc HLM accueille des ménages répondant à des conditions maximales de ressources. Par rapport à la structure de la population française, les habitants du parc locatif social se caractérisent par une surreprésentation des familles monoparentales (20% des ménages logés par les organismes Hlm contre 8% dans l’ensemble de la population) et par le caractère modeste de leurs revenus.
  • 2,2 millions de ménages locataires HLM bénéficient d’une aide personnelle au logement (APL).
  • Seuls 3% des ménages logés en HLM payent un supplément de loyer de solidarité (SLS). Les locataires HLM qui voient leurs revenus augmenter et dépasser le plafond de ressources, sont automatiquement soumis à ce surloyer depuis 1996.
  • 45% des locataires HLM appartiennent au quart le plus modeste de la population (disposant de moins de 930 euros par mois pour une personne seule, prestations sociales comprises).

COMMUNIQUÉ DE L’UNION SOCIALE POUR L’HABITAT (USH)

mardi 5 avril 2016

Redécoupage des intercommunalités : nous resterons « PORTE de MAURIENNE »

Le 11 mars dernier, nous faisions état des dissensions entre les représentants des communautés de communes de Maurienne au sujet du projet  de redécoupage présenté par Le Préfet.

Depuis, à l’inPorte de Maurienneitiative de la communauté de communes du canton de La Chambre, les 7 communautés de communes ont été invitées à se retrouver pour définir une position commune à présenter lors de la réunion de la Commission Départementale de Coopération Intercommunale (CDCI).

Ont-elles toutes répondu à cet appel ? Rien n’a transpiré à ce sujet …

La seule chose que nous pouvons constater, c’est que  parmi les 4 signataires de l’amendement reproduit ci-dessous, ne figure pas « Porte de Maurienne ».

Le 21 mars, lors de la réunion de la CDCI, cet amendement a été retenu par 30 voix contre 8. Les communautés de communes de Maurienne resteront donc en l’état jusqu’aux prochaines élections municipales, à l’exception de Haute Maurienne Vanoise qui rejoindra Terra Modana et l’Arvan qui se rapprochera de Cœur de Maurienne.

Comment Hervé Genon, représentant de Porte de Maurienne, a-t-il voté ?  Il n’en a pas fait état lors de la communauté de communes qui a suivi … et aucun délégué du canton ne l’a interrogé …

Si nous apprécions le fait que le Préfet ait été contraint d’appliquer les dérogations prévues dans la Loi et ainsi de revoir sa copie, nous trouvons malgré tout que la démocratie est bien malmenée dans cette affaire : des présidents de communautés de communes se réunissent sans aucun mandat et ne rendent compte  ni de leurs actes ni de leurs votes à ceux qu’ils représentent ! … Quant à la population : l’informer …, la consulter …, vous plaisantez !!   

Extrait de l’amendement déposé

  •  » … La communauté de communes TERRA MODANA
  • La communauté de communes de l’ARVAN
  • La communauté de communes MAURIENNE-GALIBIER
  • La communauté de communes du CANTON DE LA CHAMBRE (4C)

Ont décidé de présenter ensemble un amendement au projet de Schéma Départemental de Coopération Intercommunale de Savoie.

  • Elles refusent le schéma départemental présenté par M. Le Préfet.
  • Elles proposent un autre schéma en demandant l’application de dérogations prévues par la loi NOTRe : zone de montagne et densité de population.
  • La communauté de communes TERRA MODANA demande à rester en l’état ou à accueillir la communauté de communes de HAUTE MAURIENNE VANOISE.
  • Les communautés de communes MAURIENNE-GALIBIER et CANTON DE LA CHAMBRE (4C) demandent le statu quo et le maintien de leur situation actuelle.
  • La communauté de l’ARVAN demande son rattachement à la communauté de communes CŒUR DE MAURIENNE … »

Loi El Khomri : Non, merci ! Après les annonces du 14 mars

Le CAC n’est pas une organisation syndicale. Il laisse à celles-ci le soin d’apprécier les changements opérés. Il est par contre dans son rôle de pointer quelques réalités :

  1. Malgré des modifications non négligeables, on ne change jamais la philosophie d’un texte en le modifiant après coup. Il y avait au moins deux autres propositions pour réformer le droit du travail (celles de la CGT et celles d’un groupe de juriste). Il eut été démocratique de les mettre toutes à plat.
  2. Nous comprenons parfaitement l’écart qu’il y a, pour un petit entrepreneur, entre l’enthousiasme pour son métier et les contraintes règlementaires auxquelles il ne peut pas toujours consacrer le temps nécessaire. Mais derrière ces « tracasseries », il y a la vie des salariés, de leur famille, et de la collectivité où ils sont implantés. Nous sommes sûrs qu’ils n’y sont pas insensibles. C’est donc une affaire de compromis, mais la Loi travail accroît la liberté des patrons de licencier ou d’augmenter le temps de travail sans véritable contrepartie pour les salariés. N’oublions pas non plus que 70 % des salariés du privé dépendent soit directement, soit indirectement des grandes entreprises et que ces dernières ont les moyens de surmonter les difficultés réglementaires.
  3. Sans y adhérer véritablement, nous comprenons que les politiques d’entreprises qui limitent les stocks induisent des modifications du code du travail. Il faut donc imaginer de nouvelles modalités pour garantir une sécurité aux salariés. Cela n’a rien à voir avec la lutte contre le chômage et, en transformant les CDI en CDD déguisés, on est loin du compte …
  4. Le Premier Ministre, dans son dossier de presse, a dit : « Nous assumons d’avoir une vision de la société fondée sur la confiance dans les individus et leur capacité à prendre les bonnes décisions. Cette loi est un acte de confiance envers les organisations syndicales et patronales, à toutes les échelles ».
  5. Nous pensons également qu’aucune société n’est viable sans à-priori de confiance. Mais l’entreprise n’est pas un terrain neutre et serein : elle est dominée par une relation hiérarchique entre l’employeur et le salarié et par l’arbitraire du patron. Les mêmes grands patrons qui se plaignent des contraintes envoient leurs cadres chronométrer les performances de leurs salariés … Pour accéder à la forte expression du 1er Ministre, il faut rééquilibrer les pouvoirs dans les entreprises.
  6. Souvent, les patrons qui licencient disent qu’ils ne peuvent pas faire autrement. Ce n’est vrai que si on admet d’avance les dogmes libéraux que nous contestons : priorité à la rémunération des actionnaires sur le travail et l’investissement, régulation par le marché … Nous pensons que ces dogmes nuisent à tout le monde, y compris aux entreprises.

Pour ces raisons, nous appelons à participer aux manifestations organisées le 31 mars.